La genèse de « Chemin sombre »

Un workshop, c’est un atelier d’écriture qui se poursuit sur plusieurs jours et qui est mené par un écrivain. Probablement que le mot relève plus de subtilités que celles que je viens de présenter, mais je pense que c’est un résumé efficace pour vous présenter un mot un peu brumeux.

Le premier workshop que l’on a fait nous a permis de rencontrer Jean-Michel Espitallier. Cet auteur poète nous a présenté de la poésie sonore (je ne m’attarde pas vraiment dessus parce que ce sera peut-être l’objet d’un autre article) et d’autres techniques qui lui ont permis d’écrire sa bibliographie.Parmi celles-ci, l’écrivain nous a parlé du « cut-up ». Il s’agit de piocher, dans un ou plusieurs textes, des phrases ou de courts passages et de s’en servir pour construire une nouvelle histoire.

Jean-Michel s’est servi de cette technique pour écrire Un rivet à Tanger, qui raconte une fiction policière se déroulant dans cette ville du Maroc. L’histoire est composée d’une multitude de très courts chapitres, n’ayant parfois que peu de liens les uns avec les autres, et qui sont tous puisés d’autres ouvrages, se déroulant dans différents endroits du monde mais qui ont tous rappelés à l’auteur Tanger.

J’ai été très intéressée par cette technique et j’ai choisi de l’utiliser pour produire un texte. J’ai eu quand même pas mal de difficultés pour écrire, parce que je tenais à mêler deux livres, au départ : Zouck, de Pierre Bottero, et un guide sur Barcelone. Mais je n’ai pas réussi, j’étais bloquée sur les passages à mêler pour réussir à produire une histoire efficace.

Au final, je me suis donc concentrée sur Zouck et j’ai choisi d’utiliser tout le vocabulaire présent dans l’oeuvre pour écrire une autre histoire : phrases entières calquées, mots collés les uns aux autres pour former une nouvelle phrase, ponctuation piochée dans un passage et donné à un autre …. J’ai voulu coller à la technique du cut-up et ne pas ajouter un mot ou une conjugaison qui n’existerait pas dans l’oeuvre d’origine.

Zouck raconte l’histoire d’Anouck, une jeune fille de dix-sept ans passionnée de danse, dont les seuls soucis sont de passer son BAC, de gérer sa soeur qu’elle ne supporte pas et de faire céder ses parents pour qu’ils lui achètent un portable. Jusqu’au jour où elle entend une critique sur son physique et qu’elle devient obsédée par l’idée de perdre du poids.

Ce livre de Pierre Bottero m’a toujours touchée et je ne saurais que trop le recommander à tous ceux qui veulent découvrir son univers. Entre poésie et prise de conscience, le récit ne laisse pas insensible.

Pour découvrir le texte que j’ai écrit à partir de ce livre, vous pouvez cliquer ici (parce que cet article est déjà assez long comme ça et que je ne veux pas le rallonger encore plus).

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