Paradis isolé

En ce début de mois de décembre, notre objectif était d’écrire un texte qui décrivait un paysage, vu de loin ou vu de haut. Le texte est assez court car avec la masse de travail qui s’amoncelait, j’avais peu de temps à accorder à l’exercice.

J’ai choisi de décrire la ville de Barcelone, qu’on a visité il y a trois mois avec Greg (le récit de ces aventures est disponible ici), comme si on la voyait du haut du téléphérique (une vue que j’ai imaginé, puisque nous ne sommes pas montés en haut du téléphérique).

J’espère que vous apprécierez le texte !


 

Assemblage métallique peu gracieux, la tour s’élève dans les airs et son sommet se dresse fièrement vers le ciel, loin des nuages, mais loin du sol.

S’insérer dans la file d’attente. Attendre. Piétiner sur place. S’éventer avec la main. S’adosser contre le muret. Attendre. Avancer de quelques pas. Fouiller dans son sac à la recherche d’une bouteille d’eau. En avaler quelques gorgées. Attendre. Grappiller quelques centimètres. S’essuyer le front avec le dos de la main. Attendre. Attendre encore. Et puis, finalement monter dans l’ascenseur. Plus que quelques secondes d’attente avant de déboucher sur un panorama à couper le souffle.

Devant toi, l’infini de l’océan. Une large étendue qui se jette vers l’horizon pour attraper des pans de ciel et confondre l’azur et le marine. Les crêtes écumeuses et scintillantes des vagues apportent des touches argentées et crémeuses à cet univers bleu, comme pour en dissimuler la profondeur, pour atténuer son intensité.

Sur ta gauche, à perte de vue, la plage. Une longue bande dorée qui disparaît par endroits, remplacée par les tâches colorées des parasols, des serviettes de bains et des baigneurs. Bravant la chaleur méridionale, quelques coureurs remontent les allées pavées qui bordent le littoral, slalomant entre les flâneurs qui profitent de leur temps libre pour admirer le quartier neuf.

Sur ta droite, le port. A intervalles réguliers, parfaitement alignées, les bateaux attendent que leurs propriétaires viennent les libérer. Petits voiliers et grands yachts se côtoient, baignés par le clapotis des vagues contre leurs coques. Quelques grands bâtiments se pressent au bord de l’eau, près des grands navires de croisière, pour offrir un abri contre les rayons du soleil.

Et derrière toi …

Derrière toi, il y a la ville. Des toits d’ardoise, des murs de pierre blanche, des clochers pointus, des parois de verre, des tours d’acier, des parcs verdoyants. L’antique et le moderne se mêlent harmonieusement, la nature et la ville s’entrelacent avec passion, la terre et la mer fusionnent délicatement et personne ne trouve rien à redire à cette logique propre à cet endroit.

Et au-delà, à perte de vue ce sont les montagnes. Dômes de roc et de verdure, elles encerclent la ville, comme pour isoler ce trésor du reste de l’univers ou pour marquer définitivement la fin du règne de l’océan.

Barcelone rayonne de beauté et de vitalité. Et toi, spectateur privilégié, tu as la chance de contempler ce morceau de paradis.

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