Instant volé

A la fin du l’atelier de la première semaine de décembre, comme il nous restait un peu de temps, le prof nous a demandé d’écrire sur l’instant avant de quitter la salle. C’était une consigne assez vague et plutôt difficile à exécuter, car il fallait qu’on écrive rapidement pour pouvoir lire notre extrait avant la fin du cours (donc pas le recul d’une semaine pour travailler le texte, juste quelques minutes).

Par conséquent, c’est un texte très court que je vous propose de découvrir.


 

Le froid de l’hiver traverse les murs pour se coller contre ma peau.

La chaleur de la pièce assourdit mes pensées, embrume mon cerveau, comme si un brouillard épais s’était levé dans ma tête.

Le sommeil me pique les yeux et alourdit mes paupières.

Le confort de ma couette, petit cocon de chaleur, m’appelle à lui. Mon oreiller me supplie de le rejoindre, j’entends ces lamentations d’ici.

Je veux me lever de cette chaise mais j’ai l’impression d’être trop lourde. De toute façon, le cours n’est pas fini. Et ce n’est pas poli de partir ainsi, avant que le prof ait fini de parler.

Instant unique, pareil à nul autre. Et qui pourtant, se répète tous les jours, sur une gamme de variations infinies.

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