Cinquante nuances de bleu

Certains ont besoin d’un roman – en trois déclinaisons –,

Extase littéraire qui envahit les sens, pour réussir à goûter

Aux plaisirs des corps-à-corps – triste solitude des cœurs –

Grâce à tous ceux – oh oui ! – que l’héroïne ressent

Avec son amant – lourds soupirs de désir à peine contenus

Pendant que les yeux avalent la prose à grande gorgée.

Mais pourquoi accepter ce jeu pervers où – quel malheur ! –

Les vrais gagnants sont les éditeurs cupides qui abusent

Du désir de réconfort des lecteurs en quête de luxure ?

Je l’évite – je le méprise – je le refuse – je le déteste –

Lorsque je souhaite vivre quelques émois qui chauffent le sang,

Un regard derrière mon épaule et tu es là – berger qui veille sur

Le troupeau de mes pas qui s’égarent – ange gardien de mes péchés

Veillant sur mon extase – fusion divine de la lance et du calice.

Les connaisseurs se gausseront – quelle outrecuidance ! –

En décrivant la palette complète des teintes – azur, ciel, électrique,

Horizon, maya, saphir – que les pinceaux de la vie et du temps

Peignent dans tes yeux, et les amateurs bégayeront un simple

Bleu – si fade, si loin de la poésie qui habille tes prunelles !

Mais moi qui te connais, je sais qu’ils se perdent

Dans de pâles dégradés – loin – bien loin de la vérité.

Et ces nuances que je vois ne vivent que pour nous

– camaïeu égoïste que je vole dans un baiser.

Ton regard offre une baignade revigorante

Dans cette belle couleur des lagons sages oubliés

– teinte chaude et accueillante qui apaise le mal –

Qui me baigne dans une félicité totale et sans égale.

Tes sentiments se reflètent dans l’océan de ton humanité.

C’est une lettre intime, dont je suis le seul destinataire,

Qui invite à plonger dans la profondeur de ton âme – viens !

Tu me mets à nu, tu m’appelles à toi – naïve baigneuse –

Tu m’incites à m’immerger dans un tourbillon d’émotions.

J’oublie – je refuse ! – de respirer pour m’imprégner

De tes secrets et les mêler aux miens – bouffée de plaisir.

Pierres dures et froides, quand l’agacement te gagne,

Tempête orageuse aux éclats d’acier – fuyez aux abris ! –

Ou lac glacé lorsque l’ennui s’invite dans ta journée,

Tes yeux deviennent rivière chantante et ciel rieur

Quand nos regards s’attrapent dans un élan de passion

Et ne se lâchent plus – morceau d’éternité subtilisé

Aux parchemins du futur que tu m’offres dans un sourire.

Ton regard est une écharpe dans laquelle je m’enroule

C’est le refuge dans lequel je me jette à corps perdu,

Et la chaleur qui engourdit mon cœur me rappelle

Que je suis vivante – grâce à toi qui fais battre mon âme.

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