Paris Games Week – 2015

Dimanche 01 novembre.

 

8h04.

Brume du matin. Qui s’enroule en écharpes perlées d’humidité autour des corps qui se pressent sur le quai de gare. La pudeur trace des limites invisibles entre les passagers pressés de monter dans le train. L’amour nous blottit l’un contre l’autre. Au diable les convenances. A deux, on est plus forts pour lutter contre le froid mordant de l’automne.

 

8h27.

Signal strident répercuté par le tunnel. Crissement des freins contre les rails. Lumières rondes qui percent le brouillard. La gare s’anime. Et on se serre la main plus fort.

Bousculade devant le marchepied. Les voyageurs sortent, les voyageurs entrent. Mêlée indistincte et brouillonne. Loin de nous. Loin d’un tout.

 

9h36

Le train file à toute vitesse vers son objectif, ne s’arrêtant que brièvement en gare pour avaler de nouveaux passagers. Tête contre tête, nous regardons le paysage qui s’incline à notre passage, les branches qui se tendent, le soleil qui règne, les arbres qui se dressent, le ciel qui nous toise. On ferme les yeux, on se sourit.

 

9h47.

La capitale se dessine et les voyageurs s’agitent. Les genoux craquent, les manteaux se ferment, les sacs sautent sur les épaules.

 

9h58.

Le train ralentit et s’arrête enfin. Le flot de voyageurs qui s’en écoule emporte avec lui des bribes de chaleur que la fin de matinée tente de détruire à grandes morsures glacées.

Isolés dans notre bulle d’impatience, nous interdisons au froid de nous agresser.

Premier escalator. Deuxième escalator. Nous nous enfonçons au sein de la gare, prêts à être engloutis par les entrailles de Paris pour mieux atteindre notre but.

Troisième escalator. Fausse route. Nous ne cherchons pas le RER E, nous voulons sauter dans le M12.

Volée d’escaliers. Retour à l’air libre. Demi-tour. Descente de marches abîmées. Nous longeons un couloir aux murs pavés de petits carreaux blancs parfois fissurés. Je ne me sentirai pas en sécurité s’il n’était pas là. Sa présence chasse les ondes sournoises qui suintent de ce couloir.

 

10h28.

Nous sommes entassés les uns contre les autres usagers du métropolitain. Les passagers se méprisent et s’arrachent quelques millimètres carrés d’espace.

Nous sommes pris en otage par la musique trop forte d’un musicien de rue. Sa trompette grince contre mes tympans et les vibrations sourdes que scande son enceinte résonnent dans mon estomac.

Je me blottis contre lui et je ferme les yeux. La magie opère. Je m’envole loin du musicien, loin des usagers, loin de la grisaille de Paris. Mais toujours tout contre lui.

 

10h47.

La rame s’immobilise contre le quai. Les stations ne se sont succédées que trop lentement à mon goût et j’ai hâte de quitter ce wagon-conserve. Les passagers se poussent, se tassent, se pressent. Ma main ne lâche pas la sienne. Et nous fendons la foule qui monte lentement l’escalier menant à l’air libre.

 

10h49.

Le parc des expositions de Paris. Hall 1. Destination finale.

Nous suivons le tapis rouge qui court le long des différentes entrées. L’impatience fourmille dans mes jambes lorsque j’entre dans le corridor de barrière qui mène jusqu’à l’entrée. Je me retourne et je vois le reflet de ma joie dans son sourire.

 

10h53.

Un vigile vérifie nos entrées, un autre notre sac. Et puis, enfin, on pénètre dans le grand hall. Et on oublie le temps.

 

 

Les stands sont tous plus époustouflants les uns que les autres. Les équipes n’ont pas lésiné sur les moyens pour donner vie à l’espace qui leur ait alloué. Le regard vole d’un endroit à un autre et le tournis s’infiltre dans l’esprit.

Une immense affiche pour le nouvel Assasin’s Creed, douze bornes de test pour le prochain Xenoblade Chronicles, des écrans géants qui présentent les bandes-annonces des jeux les plus attendus, des espaces conçus pour vanter les mérites de chaque marque, des animateurs survoltés. Et des files d’attente interminables. Quatre heures avant de pouvoir accéder à la démo d’Uncharted, de Battlefront ou de Black Ops III.

Il me souffle qu’une année, des gens avaient été piétinés dans la file d’attente pour Call of Duty. Je frissonne. La passion gomme parfois le respect avec une violence qui me sidère.

J’oublie bien vite cet affreux accident. Déjà, parce que sa main contre la mienne fait s’envoler mes craintes de servir de tapis à un fan surexcité, ensuite parce qu’il y a trop à voir et à retenir pour que je m’attarde sur un ignoble détail du passé.

Quelques cosplays sillonnent la foule. Un Ezio aussi discret que son rôle le suppose, quelques Mario et Luigi, des zombies que j’évite soigneusement, des héros typiquement japonais, un groupe grimés selon les personnages de The Witcher, un Link aux couleurs très fluos … Ils passeraient presque inaperçus au milieu des stands colorés qui vendent des produits dérivés.

Je ne peux m’empêcher de m’émerveiller à chaque nouvel univers qui s’offre à nous et il ne peut retenir le sourire lumineux qui éclaire son visage. Malgré notre déception, nous refusons de nous insérer dans les files d’attentes des jeux les plus convoités. Même pour quelques minutes de découverte inédite, l’échange nous paraît inégal. C’est du désir que naît le plaisir. Le violer revient à le diminuer.

Nous profitons tout de même de l’évènement pour tester deux nouveaux jeux Nintendo qui ne présentent pas d’attente infinie : Mario Tennis et Xenoblade Chronicles X. Nous perdons – avec panache – la partie du premier et nous ne nous attardons pas sur le second – très beau mais pas vraiment notre style de jeux.

Nous errons, encore et encore. Parfois, nous nous arrêtons un long moment sur les stands, parfois nous les longeons rapidement. Nous découvrons à chaque tour des nouveautés, assistant à des finales mondiales aux prouesses remarquables, admirant des graphismes et une fluidité hors-normes, engrangeant plus que ce que nos yeux peuvent retenir.

Nos pieds butent contre les canettes offertes qui n’ont pas eu la délicatesse d’être jetées dans une poubelle. Cela n’entame pas notre enthousiasme. Difficile de lutter contre l’ambiance joyeuse qui règne sur tous les stands. Les distributions de cadeaux fleurissent de partout. Les animateurs jettent des bracelets, des T-shirts, des autocollants à la foule de bras tendus. Les paumes se heurtent, les doigts se tendent, les phalanges se crispent, les ongles se plantent. Cahots amicaux mais cahots fervents. On ne laisse pas un centimètre carré à son voisin. On ne laisse pas les cadeaux tomber dans d’autres mains que les siennes.

Quand abrutis de nouveautés, de sons, d’images, de vie, nous nous réfugions dans un coin du salon pour nous asseoir, nous sommes encore à la merci des jeux vidéo. Face au stand Xbox, nous n’échappons pas aux démonstrations de Forza en conditions réelles – pas d’aide à la conduite et volant à manipuler – ni à l’enthousiasme débordant de l’animateur. De même, pour la démonstration de Halo 5 qui s’en suit.

 

16h58.

Il est temps de repartir. Nous arrachant à regret de cette bulle vidéo ludique flottant en plein cœur de Paris, nous quittons le Hall des Expositions. Retour dans le métropolitain. Les yeux étincelants et le cœur gorgé de plaisir, nous nous projetons déjà à l’année prochaine.

 

17h13.

Les stations de métro défilent dans un inconfort égal à celui du matin. Sardines compressés contre leurs aromates, il ne manque que l’huile pour nous étouffer complètement dans cette boîte de conserve.

 

17h28.

Nous émergeons du métropolitain. L’air a beau être pollué, il est plus agréable à respirer que celui chaud et moite de la rame. Nous remontons la rue avant de nous rendre compte que nous ne sommes pas sortis dans la rue espérée et que nous ne reconnaissons pas les lieux.

Un plan se propose à nous. L’heure tourne. Nous n’avons pas le temps de le lire avec sûreté. Abandon. Demi-tour. Retour en arrière.

 

17h39.

Il ne reste plus que cinq minutes avant le départ du train. Nous étions pourtant partis en avance, pour nous assurer d’arriver à l’heure. C’est loupé.

Englouti par un tunnel du réseau RER, nous nous rendons compte qu’à notre allure de marche rapide, nous n’y arriverons pas. Sans échanger un mot ni un regard, nous nous mettons à courir d’un même mouvement.

Les composteurs de tickets nous ralentissent à peine dans notre course effrénée. Mais à peine, c’est déjà trop. Le souffle échappe à mes poumons brûlants, les muscles de mes jambes s’offusquent d’être ainsi bousculés, la sueur échauffe mon front. L’escalier qui se dresse devant moi freine brutalement ma course. Je le grimpe avec volonté mais les forces me manquent et mon rythme ralentit inexorablement.

Devant moi, il avale la montée comme un rien. Et m’attend au sommet, encourageant mon effort de son regard. Hors d’haleine, je me hisse sur la dernière marche, les jambes tremblantes, la gorge en feu.

 

17h43.

Les escalators sont pleins de passants nonchalants qui s’étalent sur toute la courte largeur des marches automatiques. Il faut se frayer un chemin au travers de cette masse inerte et grognon qui se plaît à ronchonner et à boucher le passage.

Nous nous faufilons entre les usagers à coups d’excuses et de coudes, gravissant les deux étages qui nous séparent des voies. La lutte contre le temps est sur le point de se terminer.

 

17h44.

La gare résonne des notes jouées par un pianiste amateur. Nous n’y prêtons pas la moindre attention, nos corps tendus vers la voie sur laquelle nous attend notre train.

Derniers slaloms entre les passagers, valises autour d’eux comme des remparts contre le monde, mentons levés vers les écrans d’affichage, yeux guettant avidement les informations sur leurs prochains voyages. Nos pieds tambourinent le sol, nos genoux se plient pour éviter les obstacles, nos dos ondulent pour se glisser entre deux personnes.

Les dernières secondes s’égrènent avec rapidité pour rejoindre leurs comparses au bas du sablier. Mais le train est désormais à portée de main.

Ultime pied de nez au temps qui file, je me permets de composter le billet que je serre entre mes doigts crispés. Puis, je file le retrouver, lui qui m’attend sur le quai.

Nous grimpons dans le premier wagon et remontons le couloir jusqu’à atteindre nos places, dans lesquelles nous nous effondrons.

 

17h46.

Le train s’ébranle et quitte la capitale.

Le contrecoup de l’effort nous fauche et nous laisse pantelant sur nos sièges.

Dans le silence de notre fatigue, nous échangeons un regard qui sourit. Nous avons gagné la course.

 

17h50.

Palpitant d’émotions. Voilà le résumé parfait de cette journée.

Excitation, émerveillement, satisfaction, stress, euphorie, angoisse, assurance, volonté… Toute la palette se mélange dans le tableau pour donner vie à un souvenir durable.

Avec comme dominance la complicité et le dépassement de soi.

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Barcelone (partie 1)

En septembre 2014, je suis allée en Espagne pendant cinq jours avec Grégory, et plus précisément à Barcelone, en Catalogne. Ce n’était pas la première fois que je quittais la France (j’ai eu la chance d’aller deux fois en Angleterre auparavant, je vous raconterai ces voyages plus tard), mais c’était la première fois que j’allais en Espagne et surtout, la première fois que je prenais l’avion !

20140915_170523 Prendre l’avion, c’est super sympa. J’avais quelques appréhensions mais au final, ça s’est très bien passé. Pas trop de secousses à l’atterrissage et au décollage, pas vraiment de réelles perturbations lors du vol (on n’avait qu’une heure trente mais des fois, ça suffit pour se crasher) et la vue qu’on a depuis le ciel est magnifique (sans parler de quand on passe dans et au-dessus des nuages).

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Ce qui est moins sympa, quand on prend l’avion, c’est qu’il faut arriver loooooongtemps en avance, même si on a déjà son billet … Déjà, faut se repérer dans l’aéroport et trouver où l’on enregistre ses bagages, ce qui n’est pas toujours une tâche aisée. Une fois la valise déposée, il faut trouver son terminal d’embarquement, passer par la sécurité (rayons X, détecteur de métaux et toute la farandole anti-terroriste) et enfin, s’asseoir sur un siège en attendant l’embarquement. On avait prévu d’arriver très avance et on était très pressé de monter dans l’avion, du coup, le temps nous a paru très long.

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Mais on est finalement monté dans l’avion, on a décollé, on a volé, on a atterri et nous voilà arrivé. Plongée dans le monde catalan ! On est monté dans le tram espagnol, direction Passeig de Gracia (désolée pour les accents manquants !) dans le centre ville de Barcelone. Le soir tombait pendant qu’on était dans le tram donc quand on a émergé des transports, on a découvert la ville de nuit. On était juste à côté de la casa Battlo, qui est déjà très belle de jour, mais illuminée pendant la soirée, elle était magnifique ! Mais évidemment, on était crevé par notre journée dans les transports en commun, on avait notre valise à traîner et fallait qu’on trouve notre hôtel dans une ville qu’on ne connaissait pas du tout, avec un plan et un espagnol approximatif pour seules aides, donc on a oublié de prendre une photo ! (donc j’ai que celles prises de jour …)

20140917_172255cbOn a descendu toute la carrer d’Arago avant de rejoindre notre appart’hotel, qui était déjà pas mal sur les photos, mais qui nous a paru tout bonnement géniallissime quand on l’a découvert en vrai. Je ne suis pas une grande habituée des établissements de luxe et probablement qu’on va se moquer de moi si j’utilise l’adjectif « luxueux » pour qualifier cette chambre, mais l’endroit était plus que sympa : classe, bien agencé, aéré, confortable, personnel d’accueil multilingue, possibilité d’arrivée tardive, chambre douillette, cuisine très pratique, salon accueillant, douche relaxante …

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On a vraiment apprécié notre séjour dans cet établissement et tout ça pour un prix relativement modéré (on ne roule pas sur l’or mais on voulait pas s’enterrer dans un bouiboui mal famé pour faire des économies). En plus, il n’étais pas trop mal situé, un peu à l’écart du centre-ville même (20 minutes à pied) mais très bien desservi au niveau des métros (5 minutes pour l’arrêt le plus proche) et il y avait un petit supermarché à côté pour faire le ravitaillement, donc c’était vraiment une très bonne première expérience d’un séjour en appart’hotel !

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Une fois l’hôtel atteint, on a trouvé un KFC à 20 minutes et on s’y est rendu pour emporter de quoi manger dans notre chambre. Ensuite, on s’est couché, parce que mine de rien, on était un peu crevé par notre journée d’attente (c’est fou comme le fait de rester à piétiner sur place peut vous fatiguer plus qu’une longue promenade !) et on voulait être en forme pour attaquer nos premières visites le lendemain. Le début de notre exploration dans le prochain article !

Barcelone (partie 2)

Premier jour d’excursion. On s’est pas levé trop tard et on a fait une petite balade à pied pour rejoindre la Plaça Catalunya afin d’aller acheter la Barcelona Card (la carte de transports illimités de la ville). Un grand soleil brillait dans le ciel et même si on a eu du mal à trouver l’office de tourisme (la place est graaaaaaaaaaande, avec plein de magasins tout autour, de grandes avenues piétonnes partout, et tellement de choses à voir que ça en donne presque la migraine !), on a fini par réussir à repartir avec ce qu’on était venu chercher, après avoir pris une ou deux photos (cliquez sur les photos pour les agrandir ;)).

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On a fait quelques emplettes (on a été acheter de quoi se nourrir + de la crème solaire parce que j’avais peur aux coups de soleil et j’avais pas envie que mon séjour se passe dans les mêmes douleurs que celles ressenties par un homard lorsqu’il est plongé dans de l’eau bouillante) et on est rentré à l’hôtel pour déjeuner, avant de vraiment partir à la découverte de Barcelone. Greg avait acheté un petit bouquin ultra sympa, avec plein d’itinéraires déjà préparés, des astuces sur la ville et des conseils de visites. On avait donc prévu un programme en fonction de ce guide, ça nous a évité de trop se creuser la tête pour savoir comment et quand visiter quoi ^^ On a commencé dans le quartier de la Ribera, avec l’Arc de Triomf.

20140916_153304 Evidemment, ce monument a entraîné, en plus d’une série de photos, de nombreuses questions sur le nombre de blocs de briques qu’il a fallu amasser pour arriver à construire un tel édifice (on était en désintoxication de Minecraft, à ce moment là, ça faisait presque 48h qu’on n’avait pas pu y jouer). Une fois les estimations faites, on a descendu le Passeig de Lluis Companys et la Carrer del Comerç pour gagner le musée du chocolat (le ticket, c’est une tablette de chocolat, et selon sa nationalité, on a un chocolat différent !).

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C’était une visite assez rapide mais on a vraiment vu de belles réalisations en chocolat, donc c’était plutôt sympa pour 4€30, même si c’est loin d’être LA visite à ne pas manquer dans Barcelone ^^ Juste à côté, après deux volées de marches, il y avait l’Arxiu Fotografic de Barcelona, une petite salle où sont exposées des photos d’archives de la ville. L’accès y est gratuit et on a rapidement fait le tour (à mon humble avis, ça ne vaut pas vraiment le détour, mais on était à côté et en plus, c’est climatisé et y a des bancs pour s’asseoir =P). Après avoir bu un peu d’eau, nous voilà reparti ! On a descendu la Carrer de la Princesa pour gagner le Barri Gotic. Et là, on s’est pas embêté, on a suivi la visite proposée par le guide (à l’envers, pour pas faire comment tout le monde (et surtout parce qu’on était à côté du point d’arrivée)).

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Après un détour par le musée des Idées et des Inventions (je tenais absolument à le faire et c’était rigolo, mais c’est loin d’être un incontournable. Pour ceux qui ont un budget large, n’hésitez pas à y jeter un oeil, il y a des trucs vraiment très drôles, ceux qui ont moins de temps et d’argent, préférez d’autres activités), on a suivi les rues du trajet du guide. A un moment, on a continué trop loin dans une rue sans tourner, mais sinon, aucun problème d’orientation. Et on n’a pas été déçu du voyage !

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C’est vraiment un beau quartier, assez animé, mais pas trop non plus. Il faisait beau mais pas trop chaud (déjà la fin de l’après-midi) donc ça a aidé à rendre la promenade agréable, je pense. Evidemment, il y a beaucoup d’églises et une cathédrale dans le Barri Gotic. On a fini sur la nécropole romaine, on s’est posé quelques instants sur un banc pour reprendre des forces (surtout moi, crevée après une heure et demie de marche) et on a décidé de conclure la journée en allant jeter un oeil au Parc del centre del Poblenou.

20140916_190056C’est bien fatigués (enfin, en tout cas, moi, j’étais vannée X)) qu’on est rentré à l’hôtel. Repas, douche et petit film avant un gros dodo pour se remettre d’aplomb en prévision du lendemain !

Barcelone (partie 3)

Mercredi matin, deuxième jour de visite. On avait mis le réveil tôt mais on a traîné au lit (surtout moi, encore fatiguée par les balades de la veille) et on a pris notre temps pour le petit déjeuner. Du coup, on est partis un peu plus tard que ce qu’on avait prévu, direction le Camp Nou (le stade de foot de Barcelone), dans la Zona Alta, sous un ciel couvert et quelque peu menaçant.

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Il y avait un match le soir-même donc on n’a pas pu visiter les vestiaires ou aller sur la pelouse du stade, mais on a pu accéder au musée. C’était sympa à voir, m’enfin, le prix est cher pour ce que c’est. Si vous êtes passionnés de foot, vous passerez sûrement par ici en visitant Barcelone, mais sinon, évitez vous le détour. J’y suis allée pour Greg mais ce n’est pas non plus mon meilleur souvenir, même si certains objets présentés étaient intéressants.

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Ensuite, on avait prévu après le Camp Nou de faire toute une balade dans la Zona Alta. Comme on était « en retard » sur ce qu’on avait prévu dans notre planning et qu’il était déjà presque 13h, on s’est installés dans le parc de Pedralbes, derrière le Camp Nou, pour manger nos sandwiches et boire un peu d’eau.

20140917_125830Les nuages s’étaient levés pendant notre visite du musée et il commençait à faire bien chaud. On a donc décidé, avec Greg, de ne pas faire la promenade prévue et de se réfugier dans un musée. S’il y a bien une visite que je vous recommande si vous avez la chance d’aller à Barcelone, c’est bien le CosmoCaixa ! J’étais un peu fatiguée donc j’ai eu du mal à en profiter au maximum, mais ce musée est génial. On s’y perd un peu, tellement il est grand, mais les expositions qu’on y trouve sont vraiment super intéressantes.

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On suit une grande fresque chronologique qui retrace les grands événements qui ont menés au monde d’aujourd’hui, on voit des squelettes de dinosaures, des fossiles animaux et végétaux, des extraits de textes dans d’anciens langages, une station météorologique. Il y a un espace qui reproduit le climat et la végétation de la forêt amazonienne (animaux compris), avec de grandes baies vitrées pour observer les poissons qui y vivent. Un grand espace est réservé à plein de petites expositions interactives sur divers thèmes (la vue, la lumière, l’ADN, les animaux étranges, la physique …). Trop occupés à s’amuser avec les expositions, on a peu de photos de cette partie-là, mais c’était vraiment super et si vous avez un budget serré ou peu de temps, n’hésitez pas et foncez voir ce musée !

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Quand on est sortis du CosmoCaixa, il faisait toujours aussi chaud, même s’il était presque 17h (presque 3h de visite dans ce musée). On a décidé de ne pas continuer notre visite de la Zona Alta (on voulait voir le Parc Güell, mais il était loin et on n’avait pas trop le courage d’aller jusque là-bas donc on s’est dit qu’on y retournerait un autre jour, si on avait le temps). Nous nous sommes donc rabattus sur le centre de Barcelone, avec une balade d’une heure trente dans l’Eixample. Départ Plaça de Catalunya et arrivée à la Sagrada Familia.

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Le trajet proposé dans notre petit bouquin nous a permis de voir une multitude de superbes maisons tout au long du parcours. Je suis loin d’être une passionnée d’architecture, et avec les kilomètres que j’avais déjà avalés dans la journée, j’étais assez éreintée, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire la promenade en entier (même si on a été obligé de faire une pause au deux tiers, mes genoux criant grâce =P). Il y a beaucoup de grandes enseignes dans la première partie de la visite, mais ensuite, on se dirige vers des ruelles plus calmes, et même sans avoir de maisons « célèbres », on a vu de très beaux bâtiments.

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On a fini par arriver à la Sagrada Familia, un peu avant 19h. Le temps était plus frais mais il faisait encore chaud et il y avait une foule pas possible qui faisait encore la queue devant le bâtiment, donc on n’est pas rentré dedans (on n’en avait déjà pas vraiment l’intention au départ et la file d’attente n’a rien fait pour nous y engager). Donc on l’a admiré quelques instants et puis on s’est décidé à rentrer pour se reposer de nos 15 kms de marche (inutile de préciser que j’étais éreintée !).

Barcelone (partie 4)

Jeudi, avant dernier jour de visite. Petit pincement au coeur quand on se réveille. Le séjour en est déjà au 2deux tiers. Difficulté à ouvrir les paupières parce qu’on a parlé super tard avec Greg (la fatigue qu’on ressent à marcher dans la journée s’évapore peu à peu une fois que je suis vautrée dans le lit ^^). On traîne au lit, on a du mal à se lever, on finit par se décider à prendre le petit déjeuner, puis à faire une douche rapide. On a préparé nos sandwiches, on s’est aspergé de crème solaire, on a vérifié que nos sacs étaient prêts, et alors que la matinée était si bien avancée qu’il était presque midi, on est enfin partis, direction la Barceloneta.

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La Barceloneta est un quartier de la ville neuf. Barcelone a accueilli les Jeux Olympiques de 2012 et le port a été rénové pour l’occasion. Très touristique puisque placé au bord de la mer, l’endroit est aménagé pour que les piétons puissent se balader et il y a beaucoup de restaurants tout au long du bord de mer (et aussi de la distribution de flayers pour des boîtes de nuit). On a suivi la balade indiquée par notre guide en partant de la fin. Elle était un peu longue car on a vraiment suivi tout le bord de plage. C’était très beau, mais tout se ressemble un peu. La monotonie est un peu rompue plus on se rapproche de l’aquarium et malgré la répétition du paysage, le décor reste tout de même magnifique.

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Avant d’entamer la visite de l’aquarium, on s’est assis au soleil, près du port, pour manger nos petits sandwiches. Il y avait pas mal de touristes dans le coin et comme la chaleur commençait à se faire sentir de plus en plus fort, on n’a pas traîné. On est allés acheter notre ticket avant de se réfugier à l’aquarium, qui était pas mal bondé. Le prix n’est pas forcément donné et la visite se fait plutôt rapidement (entre 1h et 1h30) mais il y a beaucoup d’espèces présentes (vive les poissons guitares et les hippocampes !!), les aquariums sont colorés et propres et le tunnel aux requins est assez impressionnant.

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C’est une visite que je conseillerai plutôt à ceux qui ont un budget large et du temps pour visiter. C’est également un endroit à visiter plutôt en début d’après-midi, car il y fait très frais, ce qui est agréable, car la chaleur Barcelonaise peut-être assez étouffante. Après en avoir pris plein les yeux, on est retourné sur nos pas pour prendre le téléphérique pour gagner le village olympique. Il y avait beaucoup de monde qui attendait et pendant qu’on patientait, on s’est rendu compte qu’on pouvait rejoindre le ….. en métro (ce qui serait plus rapide, plutôt que de perdre au moins une heure d’attente). On a donc débarqué sur la Plaça d’Espanya pour se balader dans Montjuïc.

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Ce qu’il y a de vraiment, vraiment bien, à Montjuïc, c’est que même si c’est construit en hauteur et donc, qu’il y a des escaliers qui permettent d’accéder aux différents niveaux, il y a également des escalators et ça, c’est vraiment chouette quand on a les jambes et les pieds en compote ! Aménagé pour faciliter l’accès au village Olympique de 1992, le coin est vraiment sympathique et j’en aurais probablement plus profité si je n’étais pas aussi fatiguée. Il y a de grandes fontaines où un spectacle de sons et lumières est proposé quelques soirs par semaine, mais alors que j’avais très envie de le voir, je n’avais pas le courage d’attendre qu’il commence.

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On est donc passé devant le MUMAC sans rentrer dedans, on l’a longé et on a poursuivi un peu notre visite jusqu’au grand stade. On est descendu sur une des places qui le bordent, on a observé le panorama et puis, on a décidé de rentrer, parce qu’on était plutôt fatigués et qu’on voulait se reposer pour être en forme pour notre dernière jour de visite. On a donc rebroussé chemin, sans visiter les jardins de Montjuïc, et on a rejoint notre appart’hôtel.

Barcelone (partie 5)

Vendredi matin. Le réveil est compliqué. A force d’avoir bavardé jusqu’au bout de la nuit, mon cerveau est complètement embrumé par le sommeil. Quand j’ai enfin trouvé le courage de me lever, il était plus de 11h. On s’est préparé tranquillement, parce que de toute façon, la matinée était déjà quasiment finie. On a avalé un petit déjeuner assez complet, histoire de ne pas avoir à emmener des sandwiches avec nous, on a bouclé nos sacs et nous voilà (enfin) partis pour le Zoo de Barcelone.

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Je pensais que la visite serait rapide (un Zoo en centre-ville ? Ils ne doivent pas avoir un si grand espace que ça !). Eh bien figurez-vous que si ! Le zoo est très très grand et il y a une multitude d’espèces à voir. Je ne m’y connais pas assez en zoo pour vous donner un ordre de comparaison mais franchement, la visite n’est pas décevant et on y passer facilement plusieurs heures ! Il faisait très beau mais pas trop chaud, donc ça n’a rendu la visite que plus agréable.

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En plus des reptiles, des félins, des oiseaux et des herbivores, il y avait également une sorte de delphinarium, où un spectacle de dauphins (compris dans le prix du ticket d’entrée) avait lieu. Les explications sur les animaux étaient en catalan, mais il n’y avait pas besoin de maîtriser parfaitement la langue pour profiter du spectacle, puisque le vrai intérêt n’est pas ce qu’on apprend sur les dauphins mais les prouesses qu’ils accomplissent.

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Ensuite, on a fait un petit tour rapide dans la boutique du zoo où Greg a insisté pour que m’acheter une peluche. J’ai choisi de prendre un petit panda roux parce qu’ils avaient une bouille trop craquante et qu’ils étaient tout doux =3 Greg voulait que je l’appelle Rourou (« parce que c’est un panda roux, tu vois ? ») mais j’ai préféré l’appeler Mucho. Et maintenant, on le surnomme Moumou =’)

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Il était presque 17h quand on est sortis du zoo et il ne restait plus beaucoup de temps pour visiter. On a fait un tour dans le grand parc de la Ciutadella, on est allé s’acheter un macdo, on a fait un tour dans les boutiques de la Plaça Catalunya mais on était fatigué donc on a rapidement mis un terme à ce léchage de vitrines pour rentrer nous reposer. On a regardé un film et puis, on s’est mis au lit pour être en forme le lendemain matin pour le départ.

DSC_1820Au final, on a loupé notre avion du matin (levés un peu en retard, partis un peu en retard, transports en commun loins d’être arrangeants …) donc on a du patienter toute la journée dans l’aéroport (ce qui est loiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin d’être sympa). En plus, il y a eu un souci avec notre avion, donc il est arrivé une heure plus tard que prévu, ce qui a fait que notre retour en France s’est fait tard dans la soirée (mais j’ai vu des feux d’artifice partout =D). On a été obligé de rester dormir sur Paris et de repartir en train le lendemain matin. On était épuisé donc on a pas profité de notre court séjour dans la capitale X) En tout cas, on a hâte d’avoir l’occasion de repartir découvrir une autre ville et j’espère que ces articles vous auront donné envie de visiter Barcelone =)